Grossiste robe

Le poids de la Chine en chiffres

07/03/2009

Géographie:
Avec 9,60 M km², la Chine se situe au 4ème rang mondial par sa taille, juste
derrière les Etats-Unis (9,62 M), et devant le Brésil (8,51 M). En ne comptant
que la surface émergée, elle est par contre 2ème après la Russie avec 9,33 M km².

La Chine possède les plus longues frontières terrestres, soit 22 000 km, juste
devant la Russie (19 000 km). En terme de façade maritime, elle occupe le 11ème
rang avec 14 500 km, entre la Nouvelle-Zélande (10ème) et la Grèce (12ème).

Seulement 15% du sol est arable, soit 1,2 M km², plaçant la Chine au 4ème rang
après les Etats-Unis (1,7 M), l’Inde (1,6 M) et la Russie (1,3 M). La surface
cultivée est bien plus réduite (102 M ha) et diminue en raison de l’urbanisation.
Démographie:
Comptant 1 308 M d’habitants, la Chine est de loin le pays le plus peuplé, devant
l’Inde (1 095 M) et les Etats-Unis (296 M).

Avec 1,73 enfant par femme en moyenne, la Chine se site au même niveau que
les pays industrialisés dans sa transition démographique. Notons que ce taux est
sensiblement inférieur à celui nécessaire au renouvellement des générations.
Considérant qu’il demeurera stable sur l’horizon prévisible, la plupart des
démographes prévoient une diminution de la population à partir de 2030-2040.

L’espérance de vie est en moyenne de 72,5 ans, dont 74,4 pour les femmes
(122ème rang mondial) et 70,9 pour les hommes (95ème rang mondial). Au total,
cela situe la Chine entre la Turquie et la Malaisie.

Revenu:
Le PIB de la Chine s’est élevé en 2005 à 2226 Mds USD. Grâce à l’effet cumulé
d’une croissance annuelle de 10,2% et d’une réévaluation globale de 17% faisant
suite au recensement économique, la Chine a simultanément dépassé l’Italie, la
France et la Grande-Bretagne l’année dernière.

Si on ajuste les revenus par le coût de la vie relativement plus faible en Chine
(calcul en équivalent dit « à Parité du Pouvoir d’Achat »), la Chine atteint la 2ème
place mondiale avec un revenu près de 9 412 Mds USD PPA et un revenu par
tête d’environ 7 204 USD PPA (84ème rang mondial).

Le revenu annuel moyen par habitant a franchi la barre symbolique des 1000
USD en 2003 et s’établissait en 2005 à 1 702 USD. D’après la nomenclature de
la Banque Mondiale, la Chine est un « pays à revenu intermédiaire inférieur ».

Selon l’indicateur synthétique de développement humain des Nations Unies
2006, la Chine se situe au 81ème rang sur 168, aux côtés de l’Arménie et du
Pérou. En Asie, seuls la Mongolie, l’Indonésie, le Kirghistan et les pays de la
péninsule indochinoise font moins bien.

Production manufacturière:
Le parc automobile chinois équivaut aujourd’hui à peu près au parc français, soit
36 M d’unités. Sa production automobile est désormais supérieure à celle de la
France, à 5,7 M. Sa position est plus affirmée dans les poids lourds (2ème derrière
le Japon avec 1,16 M d’unités produites en 2005) et les bus (1ère avec 176 000),
que dans les voitures (5-6ème avec 3,7 M d’unités, soit 3 fois plus qu’en 2002 !).

Avec une production annuelle de 83 M d’unités, soit environ 25% du total
mondial, la Chine est de loin le 1er producteur mondial de TV couleur. Elle
s’affirme également dans un certain nombre d’appareils électroniques (50% de la
production mondiale de lecteurs DVD et d’appareils photos digitaux)

La Chine possède plus de 20 000 entreprises de jouets, essentiellement tournées à
l’exportation, qui en font de loin le principal producteur (70% du total mondial).

Avec 2300 entreprises et une capacité annuelle de 7 Mds de paires, la Chine est
de loin leader de ce secteur dont elle détient la moitié des parts de marchés,
même si elle ne possède pas de marque internationalement reconnue étant donné
qu’elle travaille surtout en sous-traitance (OEM).

La Chine a produit en 2005 environ 30 M de réfrigérateurs, 6,5 M de
congélateurs, 30 M de machines à laver, 47 M d’aspirateurs, 120 M de
ventilateurs ou encore 67 M de climatiseurs, soit plus d’1/3 du total mondial des
appareils domestiques.

La Chine a dépassé Taiwan en 2001 au 3ème rang mondial des producteurs
d’informatique (et n°2 pour les seuls PC où elle a dépassé le Japon avec 45 M
d’unités). Après avoir reconquis le marché domestique, les producteurs chinois,
souvent associés aux Taiwanais, s’affirment dans un nombre croissant de
segments (périphériques, circuits intégrés…).

Commerce:
Depuis 2004 la Chine a dépassé le Japon pour devenir 3ème exportateur de biens.
En 2005, elle reste derrière les Etats-Unis et l’Allemagne. D’un montant de 765
Mds USD, ses exportations ont représenté 9,8% du total mondial. Dans les seuls
biens manufacturés, sa part du marché mondial est supérieure à 13%.

Après avoir enregistré une croissance des importations de 40% en 2003, la Chine
est passée du 6ème au 3ème rang des importateurs de biens. Elle a conservé ce rang
en 2005 grâce à une croissance de 18% des importations. D’un montant de 663
Mds USD, celles-ci ont représenté 8,1% du total mondial.

La Chine continentale a exporté pour 15,4 Mds USD de services en 2005, soit
2,7% du total mondial. Elle occupe ainsi le 14ème rang mondial, devant l’Espagne
mais derrière Hong Kong, à la neuvième place avec 19,6 Mds USD. En
combinant ces deux zones douanières, on obtiendrait un ensemble classé au 4ème
rang mondial, devant la France et le Japon (une telle estimation est toutefois
abusive puisqu’elle est par exemple gonflée par les flux croisés de tourisme ou de
négoce, entre le continent et Hong Kong).

La Chine a importé pour 28,4 Mds USD de services en 2005. Avec 4,3% des
achats mondiaux, elle occupe ainsi le 6ème rang des importateurs, tout juste
derrière la France. En ajoutant Hong Kong, on dépasserait, sous les mêmes
réserves que précédemment, la France au 5ème rang mondial.

Finance:
En 2005, avec 72 Mds USD d’IDE reçu, la Chine était le 3ème pays récipiendaire
d’IDE au monde, derrière les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, juste devant la
France (63 Mds).

Avec 1 066 Mds USD de réserves de change officielles à la fin 2006, la Chine
détient le 1er stock mondial devant le Japon (850 Mds USD). Notons que plus de
60% des réserves mondiales sont désormais détenues par l’Asie alors qu’en 1990
encore, celles-ci constituaient l’apanage des pays industrialisés.

La capitalisation totale des marchés boursiers (Shanghai et Shenzhen) s’élevait à
environ 400 Mds USD mi-2006, presque exclusivement sur le segment A
(dénominé en RMB), où la présence étrangère (nécessitant une licence
d’investisseur institutionnel qualifié) se chiffre à environ 4 Mds USD. La Chine
continentale occupe le 13ème rang mondial en capitalisation.

Infrastructures:
La Chine possède 1,93 M km de grandes routes (dont 41 000 km de voies
rapides), ce qui la place au 3ème rang mondial derrière les Etats-Unis et l’Inde, à
quasi-égalité avec le Brésil.

Avec 75 000 km de voies ferrées (dont 22 000 km électrifiées), la Chine se situe
juste après les Etats-Unis (195 000 km) et la Russie (87 000 km).

Avec 393 M de souscripteurs à un téléphone portable et 350 M à une ligne fixe
en 2005, la Chine devance désormais les Etats-Unis.

Avec 123 M d’internautes fin 2006, la Chine dépasse le Japon, mais reste loin
derrière les Etats-Unis (209 M).

Relations économiques avec la France:
Nos exportations vers la Chine devraient atteindre environ 10,8 Mds EUR en
2006 en incluant Hong Kong, soit 2,8% de nos exportations totales. Pour la
première fois cette année, la Chine dépasse la Suisse.

Nos importations de Chine (Hong Kong inclus) devraient s’élever en 2006 à 24,5
Mds EUR, soit au 7ème rang de nos fournisseurs, juste derrière les Etats-Unis.

Notre solde bilatéral avec la Chine s’est légèrement creusé en 2006 et atteint
désormais 13,7 Mds EUR (dont 2 Mds d’excédent avec Hong Kong). Pour la 4ème
année consécutive la Chine représente donc notre 1er déficit bilatéral, devant
celui contracté avec l’Allemagne.

Avec un montant de 592 M EUR en 2005, la Chine (hors Hong Kong) n’a
compté que pour 0,6% de nos investissements à l’étranger en 2005. En Asie, il
s’agit de notre 2ème cible d’investissement, loin derrière le Japon. Ce chiffre
modeste correspond néanmoins à environ 800 entreprises, présentes dans plus de
1500 implantations et employant environ 200 000 personnes.

Plus de 15 000 Français résidaient officiellement en Chine à la mi-2006, dont 1/3
à Hong Kong. Il s’agit de la 2ème destination d’expatriation en Asie Océanie, loin
derrière l’Australie mais devant l’Inde et le Japon.

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La province du Jiangsu en chine

Troisième province chinoise en terme de poids économique après le Guangdong et le Shandong, le Jiangsu bénéficie à la fois de la proximité immédiate de Shanghai et d’une position stratégique dans le bassin inférieur du Yangze. Doté d’une main d’oeuvre qualifiée, de nombreux parcs industriels, et poursuivant un effort massif d’investissements en infrastructures, le Jiangsu offre un environnement économique favorable.La croissance économique et le volume des IDE en témoignent. La présence française se renforce sous l’effet conjugué des investissements industriels et de la coopération décentralisée.

Présentation générale:
-population totale : 75 millions d’habitants à la fin en 2006 (6% de la
population totale chinoise)
-superficie : 102 600 km2
-densité : 730 hab./km2
-PIB : 215,5 Milliards € en 2006
-PIB par habitant : 2870 € en 2006

Géographie
La province se situe en Chine de l’Est, bordée par les rives du Yangze et
de la rivière Huai. Elle est entourée au sud par la municipalité de
Shanghai et la province du Zhejiang, à l’ouest par la province de
l’Anhui, et au nord par la province du Shandong. « Le pays du riz et du
poisson » regorge de plaines fertiles (69%), de réseaux de rivières et de
lacs (17%). Les Lacs Taihu et Hongzehu sont les 3ème et 4ème plus grands
lacs d’eau douce du pays.

Données politiques
Secrétaire Général : M. LI Yuanchao
Gouverneur : M. LIANG Baohua
Coopération économique et commerce international : M. ZHANG Lei
Président du Bureau des Affaires Etrangères Jiangsu : M. WANG Hua

Une puissance industrielle tirée par la proximité de Shanghai:
Economie
Avec 6% de la population chinoise, 10% du PIB national (en croissance
de près de 13,5% par an), et un PIB par habitant de 2870 € en 2006 (5ème
rang national), le Jiangsu se place au troisième rang des provinces
chinoises en termes économiques. Son développement remarquable est
lié notamment à la proximité de Shanghai ; le nord de la province reste
moins performant.
L’université de Nankin est un pôle d’excellence national.
L’enseignement technique est particulièrement développé, par exemple
dans la ville de Changzhou (chimie, mécanique).

Infrastructures
La province poursuit son effort massif d’investissement en
infrastructures. Les villes de Nankin et Xuzhou sont des noeuds
ferroviaires, notamment entre Shanghai et Pékin. Ces lignes devraient
bénéficier des investissements prévus dans la grande vitesse. Le réseau
routier (autoroutes, voies rapides, routes nationales) représente plus de
1700 km. L’axe entre Shanghai et Nankin est cependant souvent saturé.
Des liaisons directes avec le Zhejiang ont été ouvertes en 2002. Une
autoroute entre Shanghai et Changzhou est ouverte en août 2004. Le
pont suspendu de Sutong, reliant Shanghai à Nantong, constitue le plus
grand projet de ce type au monde. La province compte 7 aéroports et 8
ports principaux dont Lianyungang, Nantong, Nanjing, Zhangjiagang et
Zhenjiang.

Agriculture
La province est connue pour son surnom de « terre du riz et du poisson
». La production de céréales, de vers à soie, de plantes aquatiques et de
volailles, est la plus importante du pays.

Industrie
La production industrielle de la province représente un dixième de la
production totale chinoise. Le volume de la valeur ajoutée de l’ensemble
industriel a atteint, en 2006, 100 milliards € en augmentation de 21,4%.
Les marchés de matières premières y sont développés, sept marchés de
gros ayant été mis en place en 1995 avec l’exemple notoire de celui du
riz à Wuxi, le premier de Chine.
L’industrie électronique (semi-conducteurs, ordinateurs portables, écrans
plats…) et les entreprises de logiciels connaissent également un fort
développement.

Le Jiangsu rivalise avec Shanghai pour attirer les IDE:
Les industriels étrangers sont de plus en plus nombreux à sortir du
périmètre de Shanghai. Suzhou est notamment une destination
privilégiée, mais des villes comme Wuxi attirent aussi de plus en plus.

Investissements étrangers
Le Jiangsu est la seconde province chinoise en terme d’IDE, après le
Guangdong. A la fin 2006, le stock contractuel s’élevait à 221 milliards
€ (le montant réalisé atteignant quant à lui 97,5 milliards €). En 2006, un
flux de 31 milliards € d’IDE a été enregistré, avec le montant réalisé de
13,9 milliards €. Le Jiangsu recense près de 34000 entreprises
étrangères ou à capitaux sino-étrangers. Les premiers investisseurs sont
asiatiques.

Commerce extérieur
Le montant total de 227 milliards € en 2006 est en augmentation
de 24 % par rapport à 2005.
Les entreprises du Jiangsu s’internationalisent rapidement. PANDA
(électronique) est certainement le groupe le plus important de la
province. Il n’a pas encore investi en France. Le groupe CHUNLAN
(électroménager) est implanté à Paris. Le groupe SANMAO (textile) a
ouvert une boutique de luxe à Paris. Le groupe SHINCO (électronique)
dispose d’un réseau de détail en France.

Une présence française modeste, malgré quelques succès:
En 2005, la valeur du volume des échanges commerciaux entre la
province du Jiangsu et la France a atteint un montant total de 2,05
milliard € en hausse de 16% par rapport à 2004. Ce commerce bilatéral
est largement excédentaire pour le Jiangsu : 1,55 milliard € provenant
d’exportations et 497 millions € provenant d’importations.
443 projets français ont été approuvés pour un stock contractuel de 1,42
milliard € et un montant réalisé de 920 millions €, ce qui place la France
au 13ème rang des pays investisseurs étrangers. Néanmoins, les
entreprises françaises sont de plus en plus nombreuses à choisir le
Jiangsu pour leur implantation. La province représente leur second choix
après Shanghai dans le delta du Yangze, avec environ 100 implantations
industrielles et bureaux de représentation (6,5 % des implantations
françaises en Chine), sans compter les nombreux investissements
effectués par la diaspora chinoise installée en France originaire de la
Province. En 2005, le flux des investissements Français a atteint
un montant de 236 millions € au travers de 62 projets, avec un montant
réalisé de 136 millions €.
Les entreprises françaises s’intéressent de plus en plus au Jiangsu. Elles
entendent profiter de la qualité et des avantages des parcs industriels mis
en place, et ont compris combien la province constituait, à proximité de
Shanghai, une alternative de choix et à coût réduit.
Les entreprises françaises participent activement au développement
urbain et à l’amélioration de l’environnement des grandes municipalités.
La première ligne de métro de Nanjing a été attribuée en avril 2002 à
ALSTOM. Les architectes français sont bien placés. AREP a participé au
design de la nouvelle gare de Nanjing. Le Cabinet ROLLAND a
remporté le concours du stade de Suzhou et dispose de références en
tours de bureaux à Nanjing. ARCHITECTURE STUDIO a remporté un
projet de logements ouvriers à Nantong.
Les relations entre la province et la France sont d’excellent niveau. Le
Président de la République a visité la ville de Yangzhou à l’invitation de
l’ancien Président Jiang Zemin, en novembre 2001. La coopération
décentralisée est nourrie. L’accord de coopération entre le Département
des Hauts de Seine a été finalisé en 1998. D’autres jumelages, réalisés ou
amorcés, tels que Suzhou et Grenoble, Changzhou et la communauté
urbaine de Brest, et dernièrement Yangzhou et Saumur, permettent
d’affirmer notre présence et de multiplier les contacts.
L’Alliance Française est présente à Nanjing.

 

Implanter une usine dans le Jiangsu
Les zones à statut spécial
Le Jiangsu compte 7 zones industriels de
niveau national. La mission économique de
Shanghai a réactualisé en 2007 un guide
étudiant les modalités et les coûts
d’implantation dans les zones à statut spécial
de son ressort, notamment à Nankin, Suzhou,
Kunshan, Lianyungang, Wuxi, Changzhou et
Zhangjiagang.

sites Internet utiles :
www.js.gov.cn
www.jsmoftec.gov.cn
www.stats.gov.cn
www.moftec.gov.cn
www.jssb.gov.cn

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Comment fidéliser ses cadres en Chine ?

Recruter et fidéliser ses cadres en Chine devient le casse tête de toutes les sociétés étrangères, dans un contexte de pénurie et de turnover important. Comment recruter les bons profils face à l’inflation des titres ? Quelles astuces utiliser pour s’assurer de leur loyauté ? Comment enfin rester attractif par rapport aux concurrents ?
 Dossier réalisé par Stéphane Roche

La Chine est devenue beaucoup plus complexe qu’il y a dix ans, les profils se sont diversifiés :

- les plus de 50 ans, les “résilients”, ceux qui n’ont pas été broyés par la révolution culturelle alors qu’ils ont très probablament été envoyés en rééducation à la campagne (environ 10% d’entre eux), ils se sont battus et parlent anglais, ils ont une expérience des entreprises étrangères, ils sont rares et très bons et donc très “chers”.

- les 40-45 ans, ils ont déjà réussi, en général à Shenzhen ou Canton, des villes déjà très ouvertes et prospères il y a dix ans, ils parlent très bien anglais et sont aussi très chers. S’ils ne sont pas déjà Senior Managers, c’est “suspect”, mieux vaut réfléchir avant de les recruter.

Fait important, ce n’est qu’en 1992 que les Chinois ont eu le droit de choisir leur entreprise. Avant, ils étaient le plus souvent dirigés de force, après leurs années universitaires, vers les Danwei (unités de travail) qui correspondaient à leur ville natale en général.

- les 30-40ans, ont eu cette chance de décider seul de leur avenir professionnel. Certains ont fait toute leur carrière dans les entreprises étrangères. Les cours à l’université étaient complètement obsolètes mais ils ont appris sur le tas et acquis tous les outils de management nécessaires. Ceux qui n’ont pas eu la chance de travailler pour une entreprise étrangère manquent de compétences.

- Les 20-30 ans sont des enfants uniques (les “little emperors”) et se comportent souvent comme si tout leur était dû. Même si le niveau des universités s’est amélioré, ce sont des débutants et ils ont tendance à se surestimer financièrement et demandent un titre de manager. Certains ont même déjà une voiture offerte par les parents. En termes relationnel dans l’entreprise, comme ils ont été cocoonés par leurs parents jusqu’à leur mariage, ils manquent de maturité et ont tendance à se protéger (“c’est de la faute des autres”). Ils ne connaissent pas non plus la valeur du travail. Mais c’est finalement le seul vivier important et les entreprises étrangères doivent créer des plans RH pour cette nouvelle génération, avec une présence active dans les universités.

 

Dans toutes ces tranches d’âge, les “returnees” sont sans aucun doute les plus intéressants à recruter. La Chine a récemment mis en place un plan fiscal très attractif pour faire revenir les chinois qui ont fait leurs études à l’étranger. Soit ils sont jeunes et dans ce cas ils rentrent au pays fraîchement diplômés (attention tout de même à quelques surprises, notamment au niveau d’anglais oral qui n’est pas toujours suffisant, ils ont réussi grâce à l’écrit). Soit ils font partie des 30-40 ans et ont déjà travaillé à l’étranger. Quelques problèmes cependant, ils sont très chers et peuvent paraître un peu arrogants aux yeux des Chinois restés au pays, donc la maturité sera ici un facteur clé du recrutement.

Enfin, il y a les “overseas chinese”, ceux qui sont nés à l’étranger et veulent tenter leur chance en Chine. De nationalité européenne ou américaine, ils sont aussi intéressants car ils parlent couramment chinois et connaissent la culture, mais encore une fois ils peuvent paraître arrogants et surtout ils peuvent avoir du mal à se faire respecter par leur personnel qui aurait préféré comme manager un “vrai” américain ou un “vrai” européen.

La concurrence entre les entreprises étrangères

Les entreprises étrangères sont en compétition pour recruter le personnel local le plus compétent et d’autres facteurs entrent en jeu.

D’une part l’origine de l’entreprise joue un rôle primordial. Les plus prisées sont les entreprises américaines, ensuite arrivent les entreprises européennes avec en tête les Allemands et les Européens du Nord (considérés comme très rigoureux quoi que pas toujours dynamiques), les Anglais, les Français, les Italiens et les autres pays européens. En troisième position viennent les Singapouriens et les Hongkongais et, enfin, en queue de peloton, les Taiwanais (perçus comme très stricts), les Coréens et les Japonais. Ce classement est bien sûr un peu stéréotypé mais très révélateur. Autre point à noter, il vaut uniquement pour les entreprises 100% étrangères. Les joint-ventures sont un cas à part et se situent en fin de peloton, avec les entreprises japonaises, coréennes et taiwanaises. Les joint-ventures ont aujourd’hui assez mauvaise réputation : seule structure possible en Chine il y a dix ans, les différences culturelles et les différences d’agendas entre les deux parties ont créé des problèmes de gouvernance et de management, leur image s’est ternie.

Dernier critère très important à prendre en compte : la localisation du poste. Alors qu’il y a dix ans les villes les plus prisées étaient Shenzhen (à la frontière avec HK) et Canton, Shanghai bénéficie aujourd’hui d’une très forte attractivité. Un manager habitant déjà à Shanghai sera très difficile à faire déménager dans une autre ville chinoise, même dans les provinces limitrophes du Jiangsu et du Zhejiang. A l’inverse, Canton n’a pas très bonne presse, la ville est considérée comme assez dangereuse. Quant à Pékin, considérée comme trop froide et pas très dynamique, personne n’a vraiment envie d’y emménager. Les seules personnes susceptibles d’être recrutées sur Pékin sont les Pékinois eux-mêmes ou les Chinois des provinces plus éloignées et pauvres. Mais dans ce cas les expériences dans les entreprises étrangères se font rares. Quant aux autres provinces, le recrutement devient un exercice très difficile.

Comme en Europe, le déménagement des Chinois dans une autre ville n’est pas un exercice facile ; les femmes travaillent la plupart du temps et il faut pouvoir compenser la perte financière par le salaire du conjoint, il faut aussi que la ville proposée soit plus attractive que la ville précédente. D’autre part, les expériences d’entreprises étrangères dans des villes plus éloignées sont rares.

Chris devait recruter un General Manager pour une JV sino-américaine basée à Wuhan, dans le centre du pays. Un vrai challenge : JV et Wuhan, deux freins très difficiles à surmonter pour le recrutement. Chris a dû chercher ses candidats dans des villes encore plus éloignés comme Chongqing, prendre 450 contacts et réaliser d’innombrables entretiens téléphoniques avant de proposer aux Américains une short-list de 5 personnes. A Shanghai, 150 contacts auraient suffi pour obtenir une short-list correcte.

Les entreprises étrangères doivent prendre cette problématique du recrutement en compte lorsqu’elles décident du lieu d’implantation de leur filiale chinoise.

Inégalités entre les secteurs et les fonctions

Tous les secteurs souffrent d’un problème de recrutement de personnel qualifié et pour toutes les fonctions; mais certains certains souffrent encore plus que d’autres. C’est le cas de l’informatique et des télécoms, du secteur de la Chimie et la pétrochimie car un énorme projet est en train de voir le jour à Shanghai et draine tout le personnel qualifié dans la région.

En termes de fonction, les achats souffrent de pénurie. Beaucoup d’entreprises étrangères veulent trouver des fournisseurs chinois meilleur marché. Les contrôleurs de gestion avec la maîtrise de logiciels comme SAP sont aussi très difficiles à trouver. Enfin des postes de très haut niveau sont aussi difficiles à pourvoir comme le poste de Managing Director pour toute la région Asie-Pacifique. Beaucoup d’entreprises étrangères ont déménagé leur siège Asie Pacifique de Hong Kong à Shanghai. Les candidats compétents au poste de Managing Director Chine sont aussi rares ; très peu de chinois ont en effet été exposés à toutes les fonctions de l’entreprise. Certains MBA chinois proposés à temps partiel peuvent pallier cette carence (comme le CEIBS à Shanghai sponsorisé par l’Union européenne, le MBA de l’université de Zhaotong à Shanghai et le MBA proposé par l’université de Beida à Pékin) et ainsi créer une vraie dynamique de promotion interne.

Conseils pratiques

Lors du recrutement, il est très important de vérifier les salaires précédents des candidats, les chasseurs de têtes comme MRI demandent systématiquement les fiches de paye ou, à défaut, les relevés de compte car les fiches de salaires ne sont pas très courantes en Chine.

Passer par les chasseurs de têtes, passer des annonces n’est pas vraiment efficace, mieux vaut procéder au démarchage téléphonique (cold calling).

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Comment fidéliser ses salariés en Chine ?

Recruter et fidéliser ses cadres en Chine devient le casse tête de toutes les sociétés étrangères, dans un contexte de pénurie et de turnover important. Comment recruter les bons profils face à l’inflation des titres ? Quelles astuces utiliser pour s’assurer leur loyauté ? Comment enfin rester attractif par rapport aux concurrents ?
 Dossier réalisé par Stéphane RocheUn turnover source d’instabilité

Le recrutement en Chine est sans aucun doute le plus gros goulet d’étranglement pour les entreprises étrangères, que ce soit le recrutement de personnel local ou de candidats à l’expatriation.

La demande des entreprises étrangères en Chine est de plus en plus importante et en même temps le nombre de Chinois qui ont déjà une expérience significative de management et si possible dans une société étrangère n’est pas suffisant pour satisfaire le marché.

L’offre diminue et la demande augmente, c’est pourquoi le turnover est très important en Chine. Selon Chris Groccock, manager d’une des plus grosses entreprises de chasseurs de têtes en Chine, MRI, une société américaine présente dans 150 pays avec 460 agences, le domaine des ventes dans l’industrie à Shanghai est crucial. En moyenne, les Chinois ne restent pas plus de dix-huit mois dans la même société. Lorsqu’un “sales manager” décide de partir, 80% des vendeurs le rejoignent dans l’année.

Quand on sait l’importance des relations en Chine que les vendeurs ont pu établir avec leurs clients (les guanxi), c’est une perte incommensurable pour la société. Et s’ils partent pour la concurrence directe, l’effet sur le chiffre d’affaires peut être important.

La loyauté à l’entreprise est un thème prégnant. Les Chinois considèrent les entreprises étrangères comme des “vaches à lait”. Très ambitieux, ils cherchent à gagner le plus d’argent possible auprès du plus offrant. Une vision à court terme très courante. En Chine, on est loyal envers une personne, son supérieur, par exemple son manager direct, mais plus rarement envers son entreprise.

La demande est telle par rapport à l’offre que les salaires grimpent rapidement. Cette escalade des salaires rend d’autant plus difficile la veille en termes de rémunération. Les salaires augmentent jusqu’à 20% par an en restant dans la même société et jusqu’à plus de 30% en changeant de société !

L’inflation des titres

Les grilles de rémunération disponibles en Chine ne répondent que partiellement aux besoins des entreprises étant donné le manque de visibilité des titres hiérarchiques par rapport aux fonctions exercées : un responsable des photocopies peut se voir attribué le titre de “manager” ! Difficile de s’y retrouver. Un employé pourra vous demander une augmentation en vous montrant la dernière grille de rémunération publiée par la région. Vous devrez alors lui expliquer qu’en fait leur titre ne correspond pas à leur fonction.

L’inflation des titres est un gros problème. Les Chinois attachent beaucoup d’importance aux titres, générateurs de “face”, c’est-à-dire d’une certaine image vis-à-vis de la famille et des amis. Chris Groocock raconte qu’il devait chercher un acheteur pour une entreprise américaine alors que la pénurie d’acheteurs est importante en Chine. Selon la grille de l’entreprise, le titre était acheteur (Sourcing Agent) mais il aurait été impossible de trouver quelqu’un avec un titre aussi “désuet”. Le titre de “Sourcing Specialist China” (spécialiste achat Chine) s’est avéré beaucoup plus attractif et a permis de trouver les candidats adéquats.

Les entreprises étrangères doivent faire preuve de créativité pour éviter l’inflation trop rapide des titres, le risque étant d’aboutir à un décalage entre les titres des filiales et ceux de la maison-mère. Il s’agit de les enjoliver sans trop déroger à la politique du groupe, sous peine de devenir incohérent et d’avoir des problèmes cette fois-ci avec les autres entités du groupe.

Autre exemple dans le conseil : à peine sortis de l’université, les étudiants veulent immédiatement obtenir le titre de Consultant, puis au bout de deux ans de Senior Consultant, puis de Consulting Manager, de Consulting Director, de Consulting Vice-President…
La politique RH

Obtenir la loyauté de son personnel nécessite une politique RH très sophistiquée. Le niveau de salaire ainsi que la veille en termes de rémunération pour ne pas se retrouver en dehors du marché trop rapidement et la politique des titres sont les outils de base. Mais il en existe bien d’autres.

Les “fringe benefits” (sortes d’avantages en nature) bien sûr sont un levier important, comme dans n’importe quel autre pays : plans médicaux privés qui permettent d’accéder à des hôpitaux de meilleure qualité pour les employés et leur famille, les prêts pour l’achat d’une maison, la voiture de fonction ou la voiture en “pool” qui permet de partager son utilisation entre collègues, etc.

Les bonus doivent aussi être utilisés et constituent une part importante des salaires, en particulier pour les vendeurs. Les Américains aiment proposer 50% en fixe et 50% sur résultat mais les Chinois trouvent cela un peu trop risqué. La norme se situe plutôt autour de 70/30. Les résultats peuvent être déterminés en fonction de 3 critères : la performance de l’entreprise en Chine, la performance de l’équipe et la performance individuelle. Ces derniers étant calculés en trois tiers chacun.

Mais il y a plus. La croissance est telle que nul ne veut rater le coche. Les Chinois souhaitent un plan de carrière visible qui va leur permettre de connaître tous les paramètres pour devenir General Manager le plus rapidement possible. Pour cela, l’entreprise doit avoir une stratégie RH très claire, savoir combien de niveaux de management elle envisage, avec quels titres, fixer une grille de salaires cohérente car les Chinois parlent très facilement de leur salaire aux autres collègues, parfois en les enjolivant un peu, ce qui crée d’ailleurs d’autres malentendus.

La volonté de “siniser” la filiale est aussi un argument : les salariés sont en général envieux des packages accordés aux expatriés et veulent monter le plus haut possible dans la hiérarchie de l’entreprise. S’ils voient que toutes les positions de Senior Management sont systématiquement occupées par des expatriés, ils quitteront l’entreprise.

Très efficaces, les plans de formation à l’étranger leur permettront de se différencier sur le marché. La formation à l’étranger va permettre aussi à l’entreprise de sécuriser le personnel chinois en proposant une formation en France par exemple avec l’obligation de rester pendant deux ou trois ans dans l’entreprise après le retour en Chine. En général, les Chinois respectent ce genre de contrat, à moins qu’une autre entreprise rachète ce droit. En cas de non respect du contrat, il n’est pas non plus prouvé que l’entreprise trouve gain de cause devant les tribunaux. Mais cela arrive rarement, c’est une question d’honneur et de parole donnée.

Outre les formations longues à l’étranger, à noter aussi les invitations aux réunions internationales : les Chinois adorent voyager, même s’ils ne sont pas toujours intéressés par les cultures étrangères, cela leur donne une stature vis-à-vis de la famille, amis et collègues.

Une autre pratique, largement utilisée par Procter and Gamble et qui rend les Chinois très loyaux, voire indélogeables est l’expatriation pendant un ou deux ans dans une autre filiale étrangère. L’expérience étrangère est indiscutablement le “must” pour le personnel chinois et crée une fidélité à toute épreuve.

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Wholly Owned Foreign Enterprise

Créer une entreprise étrangère en Chine dont le capital appartient à 100% à un ou plusieurs actionnaires étrangers passe par la création d’une Wholly Owned Foreign Enterprise (WOFE).

Ce statut vous garantie une autonomie de gestion et vous dispense d’avoir un partenaire chinois. Il est toutefois pour le moment réservé à l’exercice d’une activité du type suivant : Production, Assemblage, Commerce, Trading, Consulting.

Les actionnaires de la WOFE peuvent être une ou plusieurs personnes physiques ou une personne morale.

En contrepartie, un capital minimum conséquent est requis. Son montant dépend du type d’activité, du secteur dans laquelle elle est exercée, du lieu d’enregistrement (province) et de localisation (Zone Economique Spéciale, …) de la WOFE. A titre indicatif un commerce de détail enregistré à Shanghai doit avoir un capital minimum d’environ 1.1 million RMB.

Les WOFE ont un taux d’imposition sur les bénéfices, variable suivant le lieu d’enregistrement se situant entre 15 et 33% des bénéfices. Des dispenses d’impôt d’un à deux ans sont négociables avec les autorités gouvernementales.

N’hésitez pas à mettre les autorités locales et de tutelle en concurrence afin d’obtenir des conditions plus favorables en échange de votre installation dans leur région (tout est négociable).

Il est à noter enfin qu’il vous faut en principe passer par un agent accrédité pour déposer votre dossier d’enregistrement de WOFE auprès des administrations (processus qui prend environ 2 mois).

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Créer une commerce en Chine

La création d’un commerce en Chine passe par le choix d’un statut juridique et l’enregistrement de votre société auprès des autorités locales et de tutelle.

Le reste dépend du secteur d’activité dans lequel vous souhaitez exercer. Par exemple, si vous souhaitez ouvrir votre boutique ou restaurant en Chine à Shanghai, cela peut se réaliser de deux façons :

Création d’une société chinoise
C’est la solution la moins onéreuse et la plus simple en termes de formalités administratives. Mais c’est aussi la plus incertaine car vous devez pour cela mettre la société au nom d’un(e) chinois(e) (ou d’une société chinoise partenaire). De plus, une telle entité ne peut pas transférer ses bénéfice à l’étranger.

Création d’une société étrangère : Wholly Owned Foreign Enterprise (WOFE)
(voir Wholly Owned Foreign Enterprise WOFE )

Possible depuis 2004 (ouverture du secteur du commerce de détail aux étrangers), cette solution est beaucoup plus lourde administrativement et nécessite un capital minimum conséquent (d’environ 1.1 million RMB à Shanghai) qui varie suivant l’endroit, le type d’activité, … En contrepartie c’est votre nom qui figure sur l’acte de création de l’entreprise dont vous êtes le propriétaire et vous pouvez rapatrier vos bénéfices à l’étranger.

Formalités de création d’une société étrangère de commerce de détail (prend environ 2 à 3 mois) :
- Il vous faut un bail (original) attestant que vous louez un local. C’est un prérequis nécessaire à toute demande d’approbation d’un investissement étranger.
- Vous devez constituer un dossier complet du projet rédigé en caractères chinois et le soumettre aux autorités pour que votre projet d’investissement obtienne les autorisations nécessaires.
- Si votre projet d’investissement obtient l’approbation de l’administration, vous pouvez alors procéder aux formalités d’enregistrement.
- Une fois votre enregistrement auprès de l’administration du Commerce accomplie et votre licence délivrée, vous devez alors vous enregistrer auprès des autres administrations (affaires sociales, fiscales, douanières, statistiques, …).

Il vous faudra obtenir des autorisations ou licences supplémentaires auprès des administrations compétentes si vous souhaitez vendre des produits au statut particulier (produits d’alimentation, produits frais, …).

Bref soyez patient et bien conseillé dans vos démarches et ne bâclez pas votre dossier.

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Le transport des marchandises en Chine

Transport routier

Avec une densité de seulement 1010 km de routes pour 1 million d’habitants, le réseau routier et autoroutier est l’un des traditionnels goulots d’étranglement de l’économie chinoise. Par ailleurs, les infrastructures existantes, souvent mal conçues et de mauvaise qualité, sont couramment encombrées de véhicules disparates (voitures, camions, vélos, charrettes.).
De fait, l’une des priorités des autorités chinoises depuis 1980 a été de développer le réseau routier et autoroutier chinois qui compte aujourd’hui 1,34 millions de km de routes dont seulement 11000 km de voies permettant des vitesses supérieures à 120 km/h tandis que les voies secondaires (routes pavées) et communales représentent respectivement 25 et 61% du réseau total.
En particulier, les efforts actuels du gouvernement sont concentrés sur la mise en place du National Trunk Highway System (NTHS), système d’autoroutes à péages inter-provinciales comprenant 12 corridors sur 35 000 km. Ce réseau, dont la construction est planifiée sur trente ans, permettra de relier 95 villes de plus de 500 000 habitants. Parallèlement, les organes gouvernementaux responsables de la construction routière au niveau national, provincial et municipal ont entrepris d’améliorer la qualité des infrastructures et leur gestion.

Transport ferroviaire

Malgré les efforts du gouvernements chinois pour développer les autres moyens de transport, les chemins de fer demeurent le principal mode de transport et la solution la moins onéreuse pour le fret longue distance. En 2002, les chemins de fer ont assuré le transport de 1.508 milliards de tonnes kilomètres de marchandises et de 490 milliards de passagers kilomètres. Le réseau est de 70,058 km, concentrés dans la partie orientale du pays.
L’opérateur principal est le “Ministry of Railways” qui assure l’exploitation du réseau et la maîtrise de tous les projets ferroviaires.

Transport maritime

Le plus grand port est celui de Shanghai, avec un fret maritime annuel de 250 millions de tonnes. Ses installations ont été amplifiées. En 1994, un port de conteneurs est entré en service à Shenzen, la zone économique spéciale proche de Hong Kong. Les principaux ports du pays sont: Dalian (nord-est), Tianjin et Qingdao (qui dessert Pékin et le Nord de la Chine); Shanghai (Est), Guangzhou, Shenzen et Xiamen (qui dessert la Chine méridionale).
La Britain Océan Shipping Consulting Company prévoit que le transport chinois par conteneurs se placera au premier rang asiatique dans les 15 ans à venir.

Transport aérien

La Chine se classe au 9ème rang mondial par la distance totale de ses vols de transport (85,7 milliards de km). D’ici 20 ans, ce chiffre devrait normalement progresser de 8,5% par an pour atteindre 438,7 milliards de km en 2019. Le transport de fret aérien chinois a connu un essor considérable depuis l’ouverture de ce pays sur l’extérieur et l’initiation de réformes dans le domaine de l’aviation civile. En 2003, le volume du fret aérien transitant par la Chine s’élevait à 1,5 milliards de tonnes. Depuis 1997, les 13 plus importantes compagnies cargo ont pénétré le marché chinois (Air France, FedEx, Korean Air, Singapore Airlines…) et souhaitent accroître leurs fréquences de vols sur la Chine.
Les principaux aéroports internationaux sont : Pékin ; Guangzhou Baiyun ; Shangai Hongqiao ; Chengdu ; Shenzen et Xiamen.
Les principales compagnies aériennes sont Air China, China Airlines et China Eastern. Les dessertes domestiques sont assurées par China Xinhua Airlines.

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Réglementations et douanes en Chine

Réglementations

Seules les entreprises ou institutions autorisées par le Ministère du Commerce Extérieur et de la Coopération Économique (MOFTEC) peuvent réaliser des opérations de commerce extérieur. Deux modalités sont possibles: Société de Commerce Extérieur ou entreprises productives ayant le droit de commercer avec l’extérieur (import pour leur utilisation personnelle à condition d’avoir des courants d’exportation stables).

Il existe aujourd’hui près de 9000 entreprises autorisées à réaliser des opérations de commerce extérieur en Chine (14 en 1979).
Plus de la moitié des importations en valeur de la Chine est soumise à des licences d’importations. L’autorisation initiale est émise par différents organismes en fonction du produit, mais la délivrance finale est subordonnée à l’acceptation par le MOFTEC. Pour obtenir ces autorisations, l’importateur doit posséder l’exacte réserve de change et prouver que l’importation est nécessaire. La délivrance des licences est souvent fonction du domaine d’activité, pouvant être encouragé, permis, restreint ou simplement interdit, selon la réglementation des investissements promulguée par la Chine. Il est dans tous les cas impératif de posséder de solides relations au sein de l’Administration Chinoise pour parvenir à obtenir ces licences.

Des quotas d’importations existent également pour plus de 400 produits, notamment l’industrie automobile et le textile. Les critères d’établissement de ces quotas ne sont pas rendus publics et il est extrêmement difficile d’obtenir des informations à ce sujet. Dans le cadre des négociations en cours visant à une adhésion à l’OMC, la Chine a proposé de faire disparaitre ces quotas à l’horizon 2005.
Un grand nombre de marchandises importées en Chine sont soumises à inspection. Inspection préalable dans le pays exportateur pour certains produits (textiles notamment), ou bien inspection au port ou à l’aéroport d’arrivée pour vérifier que les produits sont bien en conformité avec les normes et standards Chinois. Ces contrôles sont menés directement et exclusivement par les Autorités Chinoises.

Douane

La Chine applique le Système Douanier Harmonisé (sur la base de la clé internationale de 6 chiffres). Les droits de douane sont calculés Ad Valorem sur la valeur CIF et représentaient en moyenne 15,3%. Les droits varient de 3% à 80% selon que les importations sont encouragées ou non (l’importation d’automobiles est par exemple découragée) par les Autorités. Il semblerait par ailleurs que les Autorités Chinoises se servent de plus en plus souvent de prix minimum de références pour déterminer la valeur en douane des marchandises.
Les Autorités Chinoises ont fait savoir que les droits de douane étaient utilisés principalement comme moyen de régulation des activités commerciales et de protection de leurs industries locales plutôt que comme une source de revenus.

Il existe par ailleurs cinq Zones Économiques Spéciales (Shenzen, Zhuhai, Shantou, Xiamen et Hainan). Les entreprises situées dans ces zones bénéficient de droits préférentiels. Les importations arrivent sous couvert d’une licence spéciale “Certificat d’Approbation à l’importation en ZES”. Les marchandises importées doivent servir à produire des biens destinés à être exportés et ne peuvent être vendus en Chine sans accord de l’Etat.

3 Zones Franches existent également à Shanghai, Tianjin et Shenzen. Les importations y sont libres de tous droits de douane et taxes à condition qu’aucune marchandise produite à l’intérieur de la zone ne soit revendue sur le marché local. Entrepôts sous douane, sociétés de négoce et production destinée à l’exportation y sont autorisés. Il existe par ailleurs 2 autres zones dans les même régions (Export Processing Zones) bénéficiant également d’exemptions de droits de douane, mais dans lesquelles l’activité de négoce n’est pas autorisée.

Il existe aussi des contingents tarifaires mis en place à partir de 1996 pour certains produits agro-alimentaires.

Malgré sa restitution à la Chine, Hong Kong maintient son autonomie sur le terrain commercial de la même manière qu’avant: cela reste un port franc et un territoire douanier séparé du reste de la Chine, conservant ses quotas d’importation, préférences douanières et autres accords commerciaux en vigueur (cf. la fiche Atlas dédiée spécialement à Hong-Kong).

Taxes d’entrée

La TVA appliquée aux importations de marchandises :

taux standard : 17%

taux réduit : 13% pour certains biens (eau, électricité, produits agricoles), 0% de manière générale sur les biens exportés, tarif spécial de 4% ou 6% pour les très petites entreprises.

Autres taxes :
- Business Tax (BT): 3% ou 5% sur les services et les transferts de biens intangibles et propriétés immobilières. Si vous payez la BT, vous ne payerez pas la TVA, en revanche la taxe de consommation s’ajoute systématiquement à l’une ou l’autre taxe. Par ailleurs, il est à noter que contrairement à l’usage ces taxes ne sont pas récupérables. Il s’agit donc d’une charge définitive.
Nous vous proposons aussi de connaître les taxes locales qui s’appliquent à votre produit.
Réglementation des paiements

La monnaie Chinoise (RMB) n’est pas encore complètement convertible ce qui implique des restrictions au régime des changes. Les entreprises Chinoises doivent régler leurs importations en devises, ce qui les oblige à exporter leurs production pour pouvoir en acquérir. Toutes les transactions sont gérées par le State Administration for Foreign Exchange (SAFE).

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Marché chinois : Les secteurs porteurs en Chine

De nombreux secteurs sont porteurs d’opportunités pour les entreprises françaises en Chine. En effet, la très forte croissance du pays se traduit par des besoins très importants en énergie, dont le niveau de demande est désormais supérieur à l’offre existante. Les entreprises françaises sont très présentes dans les domaines de l’électricité, l’énergie nucléaire ou les énergies fossiles. Une attention très particulière est accordée aux énergies renouvelables.
Cette croissance discontinue depuis plusieurs années pose également la problématique de la maîtrise de l’environnement et du développement durable. Là aussi, les entreprises françaises sont en bonne place notamment dans le secteur du traitement des eaux et des déchets.

Le développement économique implique également un développement des infrastructures et une optimisation des réseaux de logistique. Il convient de maîtriser les transports routiers, maritimes,ferroviaires, aériens ou souterrains.

Sans oublier le domaine de la construction dans lequel les architectes français sont très prisés.

Beaucoup d’efforts sont également déployés dans le domaine de la recherche, scientifique,
technologique ou médicale.

Une demande croissante de formation supérieure ouvre les portes des universités chinoises à certains programmes français, et les accords franco-chinois se multiplient dans le domaine de l’éducation.

La grande distribution est un secteur où les sociétés françaises réussissent particulièrement bien. On compte aujourd’hui environ soixante-dix hypermarchés Carrefour et une douzaine de magasins Auchan sur le territoire. La distribution spécialisée est en émergence, avec l’implantation relativement récente d’enseignes françaises telles Décathlon ou Leroy Merlin. Les boutiques de luxe (habillement et accessoires, orfèvrerie, bagagerie, arts de la table, mobilier haut de gamme, etc.) se concentrent dans des lieux prestigieux notamment à Pékin et Shanghai.

Les métiers de bouche sont également en forte émergence et font la part belle aux artisans français.

Enfin le savoir-faire dans les domaines de l’architecture, de la décoration ou de l’art de vivre est très apprécié. L’ouverture du premier magasin IKEA en Chine il y a près de 10 ans, a marqué le début d’un engouement durable des chinois pour l’aménagement intérieur. Les magazines de Déco en langue chinoise (Elle Déco, Trends Home, etc.) qui confirment et alimentent cette tendance, ouvrent la voie aux magasins de mobilier, d’objets de décoration, aux designers chinois et étrangers et aux architectes d’intérieur. Ce n’est donc pas un hasard si Ubifrance a décidé d’organiser l’exposition « France, des Maisons à Vivre » en 2005 à Pékin et a prévu une deuxième édition à Shanghai en juillet 2006.

Parallèlement aux secteurs porteurs, la valeur ajoutée et la spécificité de produits ou services proposés peuvent conquérir le marché chinois. Des niches existent en effet pour des PME innovantes ou qui sont déjà leaders français ou européens.

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Réaliser et référencer son site en chinois

Réaliser et référencer son site web en chinois est devenu indispensable à qui veut faire du commerce avec la Chine et/ou sur le marché chinois (730 millions d’individus : Chine populaire, Taiwan, Hongkong, Singapour, la Malaisie, la Mongolie et l’Indonésie).

Avoir son site en chinois, c’est interpeller des hommes d’affaire chinois qui font leurs recherches dans leur propre langue et qui apprécieront l’effort de traduction. En effet, un site en français n’a aucune chance d’interpeller un investisseur ou client chinois et l’anglais n’est qu’une seconde option.

Il faut savoir que 4 recherches commerciales sur 5 en Chine commencent par Internet et qu’en 2006, avec 132 millions d’internautes, la Chine s’est positionnée juste derrière les Etats-Unis avec une progression d’environ 20% par an.

Même si la population chinoise n’est pas des plus riche, la Chine représente plus de 20 millions de consommateurs solvables dont de nombreux nouveaux riches attirés par la notoriété des produits français tels que le luxe, la mode, le vin, la cuisine, etc. Tout produit ou service original, typique ou luxueux a de grandes chances de réussire en Chine, à condition d’aller plus vite que la concurrence…

Si vous êtes prêt à vous lancer dans l’aventure, ne pensez pas en premier lieu aux agences de traduction car vous risquez en effet de vous retrouver avec du mot à mot même traduit de façon professionnelle. Il est important de faire traduire son site par des chinois ou une entreprise connaissant très bien le milieu chinois car certaines tournures de phrases, explications, hiérarchisations, images et autres auront besoin d’être revues pour être adapté à la culture et à la censure chinoise afin d’être mieux accepté. Ne vous étonnez donc pas des différences de prix en matière de traduction que vous pourrez rencontrer dans ce domaine.

Si vous-vous demandez s’il est nécessaire d’avoir un nom de domaine .CN, je vous répondrais que non… les chinois eux-même utilisent le .CN comme seconde option au .COM. De plus le .CN ne reflétera pas l’image de votre entreprise. Préférez donc le .COM en premier lieu et le .EU, .FR, .CH, .BE, etc. comme alternative…  Le .CN, .ASIA, etc. seront utiles pour éviter les cas de cybersquating.

Pour ce qui est du nom de domaine, il est plus judicieux d’utiliser la transcription phonétique (pinyin) en chinois de votre entreprise (ce qui signifie qu’il est nécessaire de faire traduire son nom / marque en chinois) ou la traduction en pinyin des services proposés. Vous aurez en effet la possibilité de garder votre nom en français mais les chinois auront du mal à prononcer et donc le retenir. Vous avez aussi la possibilité d’utiliser des caractères chinois dans le nom de domaine, mais vous aurez cette fois des difficultés à présenter votre site à vos partenaires occidentaux qui auront beaucoup de difficultés à écrire quelques caractères chinois dans la barre d’adresse. Cependant, on ne peut faire l’impasse sur les noms de domaine en caractères chinois, offrant un meilleurs référencement dans les moteurs de recherche locaux, ils simplifient la navigation sur le web des utilisateurs chinois et facilitent la mémorisation des adresses. La solution serait donc d’opter pour un nom de domaine principal en caractères chinois avec un second nom de domaine en pinyin redirigé vers ce dernier.

Concernant l’hébergement, il ne change pas grand-chose bien qu’un site hébergé en Chine fonctionnera plus rapidement en Chine à cause de la bande passante et des réseaux. Il faut aussi prendre en compte que votre site doit être irréprochable vis à vis de la censure chinoise, surtout étant hébergé en Chine, vous aurez plus de “chances” d’être dénoncé et donc censuré. (cf. liste des mots clés censurés en Chine)

La procédure de référencement en tant que telle dans les moteurs et annuaires de votre site quand à elle n’est pas différente de celle que vous utiliseriez pour votre site en français. C’est à dire que soit vous connaissez parfaitement le chinois et les moteurs de recherche chinois et réalisez vous-même le référencement, soit vous devrez passer par une entreprise spécialisée dans le référencement dans les moteurs et annuaires chinois.

Pour résumer, la réalisation d’un site en chinois passe tout d’abord comme pour toutes les langues par une bonne programmation et compréhension des algorithmes des moteurs de recherche. Il vous faudra ensuite si ce n’est pas encore fait, faire traduire votre marque en chinois (n’oubliez pas d’en demander la transcription en pinyin), puis acheter un nom de domaine en rapport avec cette traduction. Dans un troisième temps il vous faudra faire traduire, voir réaliser votre site en chinois par des experts ou des chinois connaissant parfaitement la culture et la censure. Et enfin, vous pourrez passer au référencement dans les moteurs et annuaire gardant en tête que le faire soit-même demande de maîtriser le chinois et de connaître les principaux moteurs et annuaires chinois.

Pour tout renseignement
Pierre:  bjhfootball@hotmail.com

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